"
SONDAGE
Ce que nous ne souhaitons définitivement plus voir d'ici la fin de la décennie: que les gains soient privatisés et les pertes socialisées, des courbettes embarrassantes de présidents de la Confédération devant des dictateurs du tiers monde, que l'Etat doive sauver de la faillite des entreprises privées, que des politiciens se disant «libéraux» restreignent - au nom d'un quelconque intérêt supérieur - la liberté a tel point que ton ne puisse plus ériger un minaret dans son propre jardin, le fenouil, un Conseil fédéral frileux, les fleurs en plastique, la disparition de journaux, les parasites sociaux, l'excision des jeunes filles, la pédophilie, les partisans fondamentalistes, les têtes de bois, les têtes creuses et les têtes de pioche, les poules mouillées politiques, un manque de confiance en soi de la Suisse, les attaques contre le secret bancaire (certes un vœu pieux car il n'y en a plus!), des sommets inefficaces sur le climat, pas de décennie sans un sportif comme Federer, les fous du volant, les râleurs, la fonte des glaciers, des politiciens qui ne défendent que leurs propres intérêts, les avalanches, la pollution de l'air, les terroristes, le stress, l’isolationnisme, des hivers sans neige, la culture de l’interdit, la prostitution forcée, les journalistes qui savent tout mieux que les autres mais n'assument jamais de responsabilités, l'hystérie face à la grippe porcine et aviaire, les machines à vilipender l'argent a gauche comme à droite, les fausses incitations du système de santé, la peine de mort, la torture, la cavalerie et les Indiens: des termes guerriers pour parler de concurrence fiscale, des débats sur des affiches avec des corbeaux noirs, des moutons noirs, des rats rouges ou autres spécimens de notre faune, des Conseillers fédéraux dans le désert et des services des bagages assurés par les Forces aériennes suisses, des Conseillères fédérales sous des jets de bottes, les machos, la famine, une réforme de Bologne qui ne fonctionne pas, Moritz Merz, Hans-Rudolph Leuenberger, les aspirateurs de feuilles bruyants qui remplacent les balayeurs silencieux"
Cet article un peu décalé et fort bien tourné, d'un auteur malheureusement inconnu, a été publié dans l'édition de janvier de LA POLITIQUE, le nouveau journal du PDC Suisse, que nous vous recommandons. Plusieurs articles sur un ton jeune et nouveau. Fait du bien à lire...
dimanche 21 février 2010
dimanche 14 février 2010
Réduction des taux de rente de la LPP. Personne ne vole personne. Quoi que...
Quelle intox sur ce thème, ma fois assez technique, qui permet aux ténors démagos de surfer allègrement sur l' incompréhension générale. Difficile de faire simple sur ce thème ! Mais là il faut vraiment remettre l'église au milieu du village.
En Suisse, la LPP impose à tout employé et à tout employeur de cotiser à une fondation LPP au bénéfice des employés. Ces fondations LPP sont des structures privées, dirigées chacune par une commission composée de représentants des employés et des employeurs. L'Etat met des garde-fous en fixant des règles de placement de ces capitaux conformes à un niveau de risque acceptable, surveille les taux de couverture, mais sans aucune intervention dans leur gestion et sans aucune garantie sur le capital.
Le volume total de l'argent ainsi épargné se monte à 660 milliards de francs suisses. Une faible part de ce montant, env. 20% (120 milliards) sont confiés par contrat à des assurances contre une commission annuelle de quelques %, mais la grande majorité de ce système fonctionne en dehors de toute intervention des assurances. Ni l'Etat ni les assurances n'assument un risque sur le capital de ces Fondations LPP, qui restent des organismes privés. Ceci implique notamment qu'en cas de rendement mauvais et de déficit, une fondation LPP est seule en face de son problème.
Contrairement à l'AVS (1er pilier) qui est un système de redistribution contrôlé par l'Etat (l'ensemble des cotisations d'une année permet de distribuer des rentes dans la même année), la LPP est un système où la rente au moment de la retraite provient du capital accumulé durant la vie active. Si, à l'intérieur d'une même Fondation, les bénéficiaires retraités prennent plus d'argent qu'ils n'en ont apporté durant leur vie active, ils se servent sur le capital des actifs cotisants, il y a là à l'évidence un problème.
Or c'est bien ce qui se passe actuellement : le système LPP a été imaginé dans les années 1990, à une époque où le taux moyen des placements à bas risque était de l'ordre de 5%. Ce taux est aujourd'hui de 2%. Il n'a cessé de baisser depuis 1990 et ne semble pas pressé de remonter. En parallèle et durant la même période, l'espérance de vie moyenne a augmenté et elle devrait continuer sur cette tendance dans les prochaines années. Lorsque le plancher monte et que le plafond baisse et bien... on est de plus en plus coincé ! Et c'est ce qui va arriver à nos fondations LPP si nous ne réagissons pas. D'ici les années 2020-2030, ces fondations vont devoir faire face à des problèmes graves de liquidités si elles doivent appliquer sans modification les taux de rente imaginés dans la LPP des années 90. Au-dessous d'un certain taux de sous-couverture, la Fondation LPP devra prendre des mesures d'assainissement en urgence, et la seule mesure à sa disposition sera d'augmenter les cotisations de ses adhérents actifs pour boucher le trou.
Admettez que c'est tout de même un comble : les bénéficiaires retraités se seront servis sur le capital des cotisants actifs, et lorsque le trou sera fait, ce sera aux cotisants de casquer une deuxième fois !
Bercés dans le mythe de l'Etat providence, il est plus rassurant à court terme d'ignorer ce qui se prépare. Pourtant, si l'on refuse tous de voir la réalité en face, les conflits de génération sont programmés ; progressivement, et par crainte d'un futur incertain, une majorité de nouveaux retraités vont retirer à 65 ans leur capital au lieu de choisir un modèle de rente, accélérant encore le processus de déficit ; les cotisants vont quitter les entreprises dont la fondation LPP est dans le rouge par peur de devoir passer à la caisse; les fondations créées par des entreprises qui ont disparu et qui n'ont donc pas de "pigeons" à plumer partent en faillite, des centaines de milliers de retraités ne touchent plus de rente... Le désordre social est programmé et à hauteur de 660 milliards, ça n'est plus des vagues, c'est un tsunami !
Le mécanisme est totalement prévisible et est juste mathématique. En mettre la faute comme certain politicards démagos sur la voracité des assurances ou sur la négligence de l'Etat est juste de la poudre aux yeux. Aucun de ces acteurs n'est responsable du trou qui va se créer, si ce n'est la LPP en fixant un taux minimum de rente irréaliste qui va mettre le feu aux poudres en vidant les caisses.
Il serait complètement irresponsable de sous-estimer ou de nier le fond du problème : les taux minimum LPP doivent être ajustés à la réalité économique, justement pour que personne ne vole personne et pour garantir la pérennité du système de 2ème pilier.
Pour cette raison, et de manière responsable, le PDC recommande d'accepter le 7 mars la révision de la loi LPP qui abaisse à de 6.8% à 6.4% le taux de conversion minimal des rentes LPP.
Le blog est ouvert
Voici le blog interactif du PDC de la Veveyse.
Vous trouverez ici, sous une forme libre et peu protocolaire, des commentaires d'actualité du PDC de la Veveyse.
Ce blog se veut interactif. Vous pouvez également réagir et publier des commentaires, ne vous en privez pas. Le débat fait partie de la démocratie.
Vous trouverez ici, sous une forme libre et peu protocolaire, des commentaires d'actualité du PDC de la Veveyse.
Ce blog se veut interactif. Vous pouvez également réagir et publier des commentaires, ne vous en privez pas. Le débat fait partie de la démocratie.
Inscription à :
Articles (Atom)